Gunbai

Sumo glossary

Where to start: the words you need for your first tournament, then the full dictionary and the winning techniques translated. Definitions are in French for now.

The words for your first basho

Nineteen terms, in the order you meet them. Each one leads to the page that shows it for real.

Before the tournament

The calendar and the ladder of ranks: what the banzuke says.

During the bout

What happens on the ring, and who decides.

At the tally

What fifteen days change for a wrestler.

Go further

A term drawn every day, and a game to learn to recognise the techniques.

Which technique?

Five pictograms, four names each time. The twelve techniques you see at every tournament.

The whole lexicon

Fifty-four terms by theme, then every winning technique. Open a theme, or search directly.

The tournament and the calendarSix tournaments a year, fifteen days each: the vocabulary of the rendezvous.11 terms
Basho場所
Un tournoi de sumo. Six grands tournois rythment l'année, un tous les deux mois, chacun sur quinze jours : chaque lutteur de Makuuchi y livre un combat par jour.Voir les résultats du tournoi
Honbasho本場所
Un des six tournois officiels, les seuls dont les résultats comptent pour le classement. Trois se tiennent à Tokyo (janvier, mai, septembre), les autres à Osaka (mars), Nagoya (juillet) et Fukuoka (novembre).Voir les résultats du tournoi
Senshuraku千秋楽
Le quinzième et dernier jour d'un tournoi. C'est souvent là que le titre se joue, et que se disputent les éventuels barrages.Voir les résultats du tournoi
Yusho優勝
La victoire au tournoi, pour le lutteur au meilleur bilan après quinze jours. En cas d'égalité au soir du dernier jour, un barrage départage immédiatement les prétendants.Voir les résultats du tournoi
Jun-yusho準優勝
La deuxième place d'un tournoi. Sans trophée, mais suivie de près : elle pèse dans les dossiers de promotion vers ozeki et yokozuna.
Kachi-koshi勝ち越し
Un bilan positif : au moins 8 victoires sur 15 combats. C'est le seuil qui protège ou améliore le rang d'un lutteur au prochain banzuke.Voir les résultats du tournoi
Make-koshi負け越し
Un bilan négatif : 8 défaites ou plus. Le lutteur descendra au prochain banzuke, plus ou moins loin selon l'ampleur du revers.Voir les résultats du tournoi
Sansho三賞
Les trois prix spéciaux remis au dernier jour à des lutteurs classés sous ozeki : performance (shukun-sho), combativité (kanto-sho) et technique (gino-sho).
Kinboshi金星
L'« étoile d'or » : la victoire d'un maegashira sur un yokozuna. Rare et prestigieuse, elle augmente à vie la rémunération du vainqueur.
Kyujo休場
L'absence d'un lutteur, le plus souvent sur blessure, pour un jour ou pour le reste du tournoi. Ses adversaires programmés gagnent alors par forfait (fusen).Voir les résultats du tournoi
Fusen不戦
Le forfait : victoire (fusensho) pour celui qui s'est présenté, défaite (fusenpai) pour l'absent. Le résultat compte au bilan, mais aucun combat n'a eu lieu.Voir les résultats du tournoi
Ranks and the banzukeWho stands above whom, and what it takes to stay there.11 terms
Banzuke番付
Le classement officiel des lutteurs, publié avant chaque tournoi dans une calligraphie traditionnelle. Chacun y monte ou descend selon son bilan du tournoi précédent.Voir le banzuke
Makuuchi幕内
La division reine du sumo, une quarantaine de lutteurs des maegashira au yokozuna — celle que couvre Gunbai. En dessous s'étagent cinq autres divisions, de Juryo à Jonokuchi.Voir le banzuke
Sanyaku三役
Les rangs titrés au sommet du banzuke : yokozuna, ozeki, sekiwake et komusubi. Littéralement « les trois rôles » — le yokozuna, longtemps exceptionnel, n'était pas compté.Voir le banzuke
Yokozuna横綱
Le rang suprême, décerné après deux tournois consécutifs au niveau du titre en tant qu'ozeki. Un yokozuna ne peut pas être rétrogradé : quand il ne domine plus, il se retire.Voir le banzuke
Ozeki大関
Le deuxième rang du sumo, qui se gagne autour de 33 victoires sur trois tournois consécutifs en sanyaku. Deux bilans négatifs d'affilée le font retomber sekiwake.Voir le banzuke
Kadoban角番
La situation d'un ozeki sous la menace : il sort d'un bilan négatif, et un second d'affilée lui coûterait son rang.Voir le banzuke
Sekiwake関脇
Le troisième rang, sommet du sanyaku « ordinaire ». C'est ici qu'un candidat à ozeki construit son dossier, tournoi après tournoi.Voir le banzuke
Komusubi小結
Le quatrième rang, porte d'entrée du sanyaku. Son lot quotidien : affronter tous les rangs supérieurs dès la première semaine du tournoi.Voir le banzuke
Maegashira前頭
Le corps de la Makuuchi, numéroté de 1 (juste sous le sanyaku) jusqu'au bas de la division. Plus le numéro est petit, plus les adversaires sont redoutables.Voir le banzuke
Juryo十両
La deuxième division, juste sous la Makuuchi. On y est déjà sekitori — salarié et servi — mais l'objectif reste d'en sortir par le haut.
Sekitori関取
Tout lutteur des deux premières divisions (Makuuchi et Juryo). Le statut change la vie : salaire mensuel, chignon de cérémonie, tsukebito à son service.
The bout and the ringFrom the salt ritual to the judges' call: everything that happens on the dohyo.14 terms
Dohyo土俵
L'aire de combat : un cercle de 4,55 m de diamètre tracé sur une plateforme d'argile. Sortir du cercle ou toucher le sol autrement que par la plante des pieds, c'est perdre.
Tawara俵
Les ballots de paille de riz semi-enterrés qui dessinent le cercle du dohyo. Le rebord qu'ils forment offre quelques centimètres de sursis au lutteur acculé.
Torikumi取組
Un combat — et, par extension, l'affiche des combats d'une journée. Elle est composée la veille par les juges : il n'y a pas de tableau fixé à l'avance.Voir les résultats du tournoi
Tachi-ai立合い
La charge initiale, où les deux lutteurs s'élancent simultanément. Quelques dixièmes de seconde qui décident très souvent du combat.
Shikiri仕切り
Le rituel d'avant-combat : accroupis face à face, les lutteurs se jaugent, se relèvent, jettent du sel, recommencent. En Makuuchi, jusqu'à quatre minutes de tension montante.
Matta待った
Le faux départ : l'un des deux lutteurs n'était pas prêt au tachi-ai. Le gyoji arrête tout et la charge est reprise.
Mawashi廻し
La ceinture, seul équipement du lutteur. Sa saisie commande toute la lutte au corps à corps : le sumo « de ceinture » s'appelle yotsu-zumo.
Kimarite決まり手
La technique officielle qui conclut un combat, annoncée après chaque victoire. La fédération en reconnaît 82, des grands classiques (yorikiri, oshidashi) aux plus rares — toutes traduites plus bas sur cette page.
Henka変化
L'esquive au tachi-ai : s'effacer au lieu de charger, pour laisser l'adversaire s'écraser dans le vide. Légal, parfois décisif, rarement applaudi.
Mono-ii物言い
La délibération des juges, qui montent sur le dohyo quand la décision du gyoji leur paraît contestable. Trois issues : confirmation, inversion, ou combat à rejouer.
Torinaoshi取り直し
Le combat rejoué immédiatement, quand même la vidéo n'a pas pu départager les deux lutteurs à l'issue du mono-ii.
Gunbai軍配
L'éventail de guerre du gyoji, qui désigne le vainqueur à l'issue du combat. C'est lui qui donne son nom à ce site.
Shiko四股
Le lever de jambe emblématique du sumo : jambe tendue vers le ciel, puis frappe du pied au sol. À la fois exercice fondamental et geste rituel qui chasse les mauvais esprits du dohyo.
Kiyome no shio清めの塩
Le sel purificateur jeté sur le dohyo avant chaque combat, héritage shinto. Certains lutteurs en font un lancer spectaculaire, attendu du public.
People and placesThose who fight, those who judge, those who keep the house running.8 terms
Rikishi力士
Un lutteur de sumo professionnel — littéralement « homme de force ». On dit aussi sumotori.Voir les fiches des lutteurs
Gyoji行司
L'arbitre sur le dohyo, en costume traditionnel, gunbai à la main. Il désigne toujours un vainqueur, mais son verdict peut être renversé par les juges après mono-ii.
Yobidashi呼出
L'annonceur qui chante le nom des lutteurs avant chaque combat, éventail blanc à la main. Il construit aussi le dohyo et balaie son cercle entre les combats.
Shimpan審判
Les cinq juges en kimono noir assis autour du dohyo, tous anciens lutteurs. En cas de doute sur la décision du gyoji, ils se réunissent au centre : c'est le mono-ii.
Oyakata親方
Un maître d'écurie, ancien lutteur reconverti. Il dirige une heya, forme la génération suivante et siège dans la fédération.
Heya部屋
L'écurie où vivent et s'entraînent les lutteurs, dirigée par un oyakata. Tout lutteur appartient à une heya — et deux lutteurs d'une même heya ne s'affrontent jamais en tournoi, sauf barrage.
Tsukebito付け人
Le lutteur des divisions inférieures attaché au service d'un sekitori : bagages, courses, assistance à l'entraînement. Une école d'humilité par laquelle presque tous passent.
Kokugikan国技館
Le Ryogoku Kokugikan, l'arène du sumo à Tokyo, environ 11 000 places. Elle accueille trois des six tournois de l'année (janvier, mai, septembre).
A rikishi's lifeTraining, food, the topknot: daily life behind the fifteen days of a tournament.8 terms
Shikona四股名
Le nom de combat d'un lutteur, souvent choisi par son oyakata et chargé de symboles — montagne, mer, dragon, fleur… Il peut changer en cours de carrière, notamment lors d'une promotion.
Keiko稽古
L'entraînement quotidien, à l'aube et à jeun : répétition des fondamentaux (shiko, exercices au poteau), puis longues séries de combats d'entraînement.
Chanko-nabeちゃんこ鍋
La marmite qui nourrit les écuries : bouillon, viande ou poisson, légumes, en grande quantité. C'est le premier repas de la journée, pris après l'entraînement.
Chonmage丁髷
Le chignon traditionnel des lutteurs, huilé et noué par un coiffeur spécialisé. Les jours de tournoi, les sekitori portent une version sophistiquée en feuille de ginkgo, l'oicho-mage.
Danpatsu-shiki断髪式
La cérémonie de retraite où le chignon du lutteur est coupé, mèche après mèche, par ses proches et ses soutiens. Le dernier coup de ciseaux revient à son oyakata.
Intai引退
La retraite sportive. Les plus grands restent souvent dans le sumo comme oyakata ; pour les autres, la reconversion se joue hors de la fédération.
Jungyo巡業
Les tournées d'exhibition entre les tournois, à travers tout le Japon. Sans enjeu au classement, elles rapprochent le sumo de son public — et épuisent les calendriers.
Maezumo前相撲
Les tout premiers combats d'un débutant, avant même d'apparaître au banzuke. Gagner ou perdre importe peu : il s'agit d'entrer dans le circuit.

Kimarite — winning techniques

Every win ends with an official technique, announced in the arena. Here are the ones seen in Makuuchi, by family, with their French translation.

The ones you'll see every tournament

A dozen techniques settle the vast majority of bouts, in this order. Recognise these and you can already read sumo.

  • yorikiriBelt

    Sortie en poussant, ceinture tenue

    La victoire la plus courante du sumo : ceinture saisie, poitrine contre poitrine, l'attaquant avance pas à pas jusqu'à faire franchir le cercle à l'adversaire.

    See this tournament's bouts
  • oshidashiPushing

    Poussée vers la sortie

    Des poussées répétées des deux mains, sur le torse ou sous les bras, sans jamais tenir la ceinture — jusqu'à ce que l'adversaire recule hors du cercle.

    See this tournament's bouts
  • hatakikomiSlap-downs and pull-downs

    Tape vers le bas

    Au moment où l'adversaire charge tête basse, s'effacer d'un pas et le plaquer au sol d'une tape sur la nuque ou l'épaule : il s'écrase dans le vide.

    See this tournament's bouts
  • oshitaoshiPushing

    Poussée jusqu'à la chute

    La même poussée franche que l'oshidashi, mais l'adversaire ne recule pas : il part à la renverse et tombe, dans le cercle ou en dehors.

    See this tournament's bouts
  • tsukiotoshiSlap-downs and pull-downs

    Poussée oblique à terre

    Une poussée oblique d'une seule main sur le flanc ou l'épaule, qui fait pivoter l'adversaire déséquilibré jusqu'au sol.

    See this tournament's bouts
  • uwatenageThrows

    Projection, bras par-dessus

    Le grand geste du sumo de ceinture : le bras passé par-dessus celui de l'adversaire saisit le mawashi, et une rotation des hanches l'envoie rouler au sol.

    See this tournament's bouts
  • hikiotoshiSlap-downs and pull-downs

    Traction vers le bas

    Tirer d'un coup sec l'adversaire vers le bas, par le bras ou l'épaule, pour qu'il s'effondre emporté par son propre élan.

    See this tournament's bouts
  • yoritaoshiBelt

    Chute en avant, ceinture tenue

    Comme le yorikiri, ceinture tenue et marche en avant — mais l'adversaire arc-bouté ne sort pas : il finit écrasé sur le dos à la limite du cercle.

    See this tournament's bouts
  • tsukidashiPushing

    Expulsion par percussions

    Une rafale de percussions paumes en avant, bras tendus, qui expulse l'adversaire du cercle sans qu'il puisse jamais s'accrocher.

    See this tournament's bouts
  • okuridashiPushing

    Poussée par-derrière vers la sortie

    Profiter d'un dos tourné : l'adversaire, passé de côté ou retourné, est poussé hors du cercle par-derrière, sans défense possible.

    See this tournament's bouts
  • sukuinageThrows

    Projection en cuillère, sans ceinture

    Une projection sans ceinture : le bras glissé sous l'aisselle de l'adversaire le soulève « en cuillère » et le fait basculer sur le côté.

    See this tournament's bouts
  • kotenageThrows

    Projection à l'avant-bras

    Le bras de l'adversaire verrouillé sous l'avant-bras, une torsion sèche du buste le fait tourner et chuter — ceinture lâchée ou non.

    See this tournament's bouts
All the other techniquesBy family, with their translation. Each name leads to its bouts of the tournament.59 terms

Belt

Pushing

Throws

Slap-downs and pull-downs

Leg and rare techniques

Win not credited to the winner